LES AVENTURES D'ALIETTE RENOIR

TOME 1

LA SECTE D'ABADDON

 

Les aventures d'Aliette Renoir - 1- La secte d'Abaddon

de Cécilia Correia

aux éditions Rebelle

 

Quatrième de couverture:

 

En arrivant à Paname, les Allemands s’étaient rendu compte qu’une menace plus dangereuse qu’eux sévissait déjà. Alors, en accord avec leurs autorités, ils laissèrent ma famille, les Renoir, continuer leurs petites affaires. Je vais vous dire : cela aurait été plus simple si j’avais dû zigouiller des rongeurs et encore… j’en avais horreur. Bon, je ne vais pas vous mentir plus longtemps, je déteste toutes les bestioles, qu’importe l’espèce animale. Sauf que la plus terrible de toutes, celle que je traquais chaque nuit demeurait mon pire cauchemar. Mais voilà, l’honneur de la famille restait ma priorité. Si bien que même si j’avais le trouillomètre à zéro, je devais quand même braver mes peurs en affrontant mon ennemi juré : le vampire.

 

La chronique de Lisa McLivres:

 

 

Après avoir beaucoup entendu parler de ce livre, j’avais vraiment envie de le découvrir moi aussi.

 

 
Ne lisant pas beaucoup de Bit-lit, j’ai surtout été attirée par le choix du contexte de l’histoire par l’auteure. Apprendre que la France, en plus d’être occupée par les Allemands pendant la Seconde guerre mondiale, était également envahit par les vampires et autres créatures malfaisantes et se dire que les « Alboches » (comme les nomme Aliette) toléraient ces « suppôts de Satan » a vraiment piqué ma curiosité.

 

Autre fait intéressant, nous avons ici une chasseuse de vampires assez particulière, bien différente de ce que l’on peut voir dans les séries célèbres. Aliette Renoir, aux côtés de son père et de son frère, d’illustres chasseurs de vampires, fait pâle figure. Ici pas de jeune femme sanguinaire qui dérouille du vampire en un tour de bras ! Aliette c’est plutôt Sami dans Scoubidou, vous voyez… ?  Elle n’a qu’une solution d’attaque… la FUITE !! C’est très rafraîchissant de voir une héroïne ma foi très proche de nous, qui se tétanise avec la peur et est aussi maladroite qu’un éléphant dans un magasin de porcelaine. Du coup j’ai trouvé cette approche assez sympa.

 

Mais paradoxalement, alors que le début de l’histoire va très vite et que les évènements s’enchaînent rapidement, je me suis ennuyé.  Les états d’âme d’Aliette m’ont laissé indifférente, et sa façon de parler, son langage, m’ont irrité pendant tout le livre ! Alors je sais que Cécilia Correia a voulu donner à son héroïne un caractère plutôt fantasque avec cette touche parisienne, une façon de s’exprimer très  « titi parisien », mais pour moi cela ne colle pas trop au personnage d’Aliette. Les expressions argotiques d’Aliette font sourire au début mais au bout d’un moment j’ai trouvé qu’il y en avait trop. Le personnage en devient presque vulgaire, mais au mauvais sens du terme.

 

Alors oui peut être que certains vont me sauter au coup, mais Aliette moi elle m’a « fatigué le ciboulot » pour parler comme elle. Pour moi, le personnage important de l’histoire, celui qui a attiré mon attention, celui qui était au centre de ma lecture… c’est Sytry ! Incarnant le vampire énigmatique, dangereux, à qui il ne faut pas se frotter (quoique), il est entre tout à fait dans les critères des héros que j’affectionne. Aliette d’ailleurs ne s’y trompe pas non plus puisqu’elle va se sentir attiré par lui sans savoir pourquoi et comprendre qu’il cache un passé qui l’implique elle directement. Mais je ne vous en dit pas plus…

 

L’autre personnage masculin important de l’histoire, c’est Lawrence, le « créateur » d’Aliette la vampire. C’est lui qui va se charger d’introduire Aliette dans ce nouveau monde qu’elle combattait jusqu’à maintenant. Entre protecteur et charmeur, Aliette va trouver en lui quelqu’un sur qui on peut compter et qui ne la laisse pas du tout indifférente non plus. Et oui, nous voilà parti pour un triangle amoureux !! Et ce n’est pas du tout le genre que j’affectionne dans les histoires d’amour, avec cette ambivalence permanente entre deux héros que l’on ne sait pas départager, mais cette fois-ci cela ne me pose pas particulièrement de problème car mon choix est bel et bien fait !!

 

Mais pour moi le plus de cette histoire c’est avant tout l’intrigue. Cécilia Correia a su mêler histoire vampirique et enquête policière à merveille. Nous avons donc une immersion dans le monde des vampires qui s’apparente ici à une secte, avec un roi (Abaddon) au caractère despotique qui prépare un plan des plus… satanique. Autour de lui plusieurs « castes » de vampires, dont chacun à un rôle particulier, et mélangé à tout ça des humains qui « fricottent » avec les vampires et qui peuvent même leur servir de repas moyennant finance ! Et il y a aussi une énigme à découvrir, à la manière d’une d’enquête policière avec des meurtres, des disparitions et tout cela sur fond de trahison et de secrets.

 

Alors pour résumé, au risque de me faire lancer des cailloux, je ne suis pas spécialement fan du personnage d’Aliette, j’espère même qu’elle va évoluer  dans le second tome. Mon personnage fétiche est Sytry et je serai heureuse d’en découvrir bien plus sur lui ! Les expressions colorées d’Aliette sont trop nombreuses et alourdissent un peu la lecture. Mais mêler Seconde guerre mondiale et vampires était une très bonne idée et j’espère que le « petit  commerce » d’Aliette et Lawrence nous apportera  plein d’histoires originales !