KALEB

 

TOME 1

 

de Myra Eljundir

aux éditions Robert Laffont, Collection R

 

Quatrième de couverture:

À 19 ans, Kaleb Helgusson se découvre empathe : il se connecte à vos émotions pour vous manipuler. Il vous connaît mieux que vous-mêmes. Et cela le rend irrésistible. Terriblement dangereux. Parce qu'on ne peut s'empêcher de l'aimer. À la folie. À la mort.
Sachez que ce qu'il vous fera, il n'en sera pas désolé. Ce don qu'il tient d'une lignée islandaise millénaire le grise. Même traqué comme une bête, il en veut toujours plus. Jusqu'au jour ou sa propre puissance le dépasse et ou tout bascule... Mais que peut-on contre le volcan qui vient de se réveiller ?
Le premier tome d'une trilogie qui, à l'instar de la série Dexter, offre aux jeunes adultes l'un de leurs fantasmes : être dans la peau du méchant. 

Déconseillé aux âmes sensibles et aux moins de 15 ans.

 

La chronique de Lisa McLivres:

 

Le Bien et le Mal sont-ils vraiment aussi différents qu’on ne le pense? Comment combattre l’un et rallier l’autre ?

Faire le Mal veut-il obligatoirement dire que l’on est mauvais ?

Voilà autant de questions auxquelles Kaleb Helgusson va devoir faire face du haut de ses 19 ans. Il va peu à peu découvrir qu’il porte au fond de lui une force qu’il n’arrive ni à nommer, ni à comprendre.

Kaleb est un Enfant du Volcan (EDV). Il porte en lui des gènes transmis par sa mère, morte en couche lors de sa naissance, et qui font de lui un emphate. Pour faire simple, il s’agit de la capacité, volontaire ou non, de s’imprégner ou d’influer sur les émotions des autres. Et c’est très brutalement qu’il va découvrir son don, lui qui ne connaît rien de ses origines maternelles.

Avec un physique d’une beauté rare, que certains compareront à la beauté du Diable et qui est un des « symptômes » de son don, Kaleb séduit et manipule qui il veut. Et ce pouvoir lui plaît… beaucoup ! Il en use et en abuse avec souvent un plaisir malsain et quasi démoniaque. Il s’en sert pour obtenir ce qu’il veut, dans son propre intérêt et sans aucuns scrupules quant aux effets collatéraux.

Mais ce don va vite lui échapper, et la puissance de celui-ci sera difficile à contrôler. Kaleb aura alors beaucoup de mal à canaliser les émotions que son don emmagasine et le malheur touchera toutes les personnes qui seront victimes de son empathie. Cette montée dans la perversité et le goût du Mal va le pousser à faire des recherches sur ce qu’il est et découvrir qu’il est loin d’être le seul dans ce cas et que pire… une organisation secrète a pour objectif d’éliminer tous les EDV.

Le sujet du livre me plaisait beaucoup, et j’avais hâte de découvrir ce que pouvait donner une histoire avec pour héros un « méchant ». Seulement mon excitation est vite redescendue et j’ai peiné dans ma lecture pendant les 100 et quelques premières pages. Le style d’abord a empêché une lecture fluide et je l’ai trouvé un peu brouillon et compliqué. J’ai eu du mal à tout comprendre (suis-je plus bête qu’une autre ?) et toute cette histoire de don et d’éruption du volcan m’ont parues très floues.

Ensuite, tout s’est débloqué. À partir du moment où entre en scène le Colonel et à proprement parler La Sentinelle, mon intérêt s’est un peu réveillé. On avance à l’aveugle dans cette histoire, et chaque chapitre nous fait découvrir des faits importants de l’intrigue. Chaque déduction que nous pouvons faire peut être balayée en deux pages et en tant que lecteur nous ne savons pas du tout à quels personnages nous fier et certaines révélations tombent comme des couperets.

Paradoxalement, alors que Kaleb est un jeune homme pervers, sadique, égoïste et dangereux j’ai ressenti de la compassion pour lui (plus que de la sympathie). Son don n’est pas simple à porter, et son comportement y est apparemment totalement lié. On le sent basculer au fil des pages un peu plus dans le Mal et on espère secrètement que cela pourra être réversible. Encore une fois, l’Amour serait un remède à tout…

Je lirai surement le tome 2 dédié à Abigail, cette jeune femme qui hante les rêves de Kaleb et qui pourrait être son salut ou sa perte.

En résumé, j’attendais peut-être trop de ce livre et j’ai été au final déçue mais j’ai toutefois apprécié l’univers dans lequel l’auteure nous emmène.

 

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