Le Guerrier

Le retour des Highlanders

tome 3

de Margaret Mallory

aux éditions Milady, collection Pemberley

 

Quatrième de couverture:

L'homme qui lui a brisé le coeur pourra-t-il la sauver du désespoir ? De l'île de Skye aux champs de bataille français, Duncan n'a jamais oublié Moira, la femme à laquelle il a dît renoncer pour partir au combat. Il espère que ses exploits lui permettront un jour de l'épouser. Malheureusement la belle est mariée de force à une brute du clan rival. Elle se démène pour tenter de protéger son fils, et se croit enfin tirée d'affaire lorsqu'un vaillant guerrier vole à leur secours... Et ce sauveur n'est autre que Duncan, qui l'a abandonnée des années auparavant. Peut-elle vraiment se fier à lui ? Dans la tourmente, ils vont devoir se résoudre à l'idée que l'union fait la force...

 

La chronique de Lisa McLivres:


Depuis le premier tome de cette série, un mystère plane sur le personnage de Duncan MacDonald. Tous revenus depuis peu de France où ils ont bataillé, les quatre Highlanders ont chacun eu leur lot de malheurs mais également de bonheur. En effet, deux sont déjà mariés et pères de famille (Ian et Alex), et cet opus nous propose de voir le bonheur s’inviter dans la vie du troisième compagnon, Duncan.

 

De basse lignée, mais doté d’une vaillance et d’un honneur sans bornes, Duncan s’est imposé dans le clan MacDonald comme l’un (voie LE) des meilleurs guerriers et à ce titre a été nommé capitaine de la garde du chef du clan, Connor.  Mais Duncan a une faiblesse, et de taille, il est tombé follement amoureux de Moira lorsqu’il avait 17ans, cette dernière n’est autre que la sœur de Connor et donc la fille du chef de clan de l’époque. Jeune fille espiègle, gâtée et aguicheuse, Moira va séduire le jeune Duncan et lui donner son innocence sans mesurer le poids de leur aventure passionnée. Une fille de chef n’épouse pas de guerrier « mal-nés » et Duncan l’a bien compris. Leur destin va être séparé à jamais et laissé Duncan dans un désespoir palpable depuis le premier tome.

 

Ce tome 3 marque donc la clé de l’histoire de Duncan, vaguement évoquée dans les livres précédents, et nous découvrons ce qui a rendu ce guerrier fermé, sinistre voire mélancolique.

 

L’histoire d’amour passionné entre Duncan et Moira est l’un de ces amours contrariés comme on peut les voir dans les tragédies classiques. Deux êtres, deux conditions sociales, tout rend leur amour impossible. Le point de départ est donc très prometteur dans le sens où on ne peut s’attendre qu’à éprouver une multitude d’émotions. Malheureusement, ce ne le fût pas complètement.

 

Mais commençons par l’un des points positifs de ce roman. Qui a-t-il de plus beau qu’un amour impossible ? Tous les ingrédients sont là pour savourer du Highlander transi d’amour pour sa belle (depuis moultes années de surcroit !) avec des secrets, des non-dits qui vont irrémédiablement entraîner les héros vers des destins séparés. On dit que l’amour est plus fort que tout, visiblement pas plus que la confiance et la mauvaise foi.

 

L’héroïne, Moira, nous inspire plusieurs sentiments, tantôt de l’agacement tantôt de l’admiration. C’est assez agréable d’avoir une héroïne qui n’est pas la perfection même, mais à trop détonné elle finit par nous irriter franchement. Petite fille gâtée et choyée par un père chef de clan, elle gardera ce tempérament de vouloir que les autres soient comme elle le désire et attendre d’eux des actions souvent irraisonnées. Mais à plusieurs reprises elle va se montrer d’un grand courage pour sauver les deux hommes qu’elle aime le plus au monde.

 

La dose d’aventure n’a pas non plus suffi à me captiver totalement pendant ma lecture comme dans le tome précédent où l’histoire d’Alex m’avait plu du début jusqu’à la fin. Ici entre lassitude et intérêt je n’ai pas trop su où me placer. Le style un peu trop lourd n’a pas permis une lecture fluide et captivante, beaucoup moins que les autres tomes, et certains termes dus soit à l’auteure soit à la traduction (je vote plus pour ça) m’ont parût inappropriés pour un récit historique comme par exemple l’utilisation de l’expression « tout ira bien comme sur des roulettes »… Etonnant.

 

La lecture de ce troisième tome est néanmoins plaisante quand on veut continuer à connaître chacun des quatre Highlanders, mais se place selon moi quand même en dessous des autres.

 

Il ne reste plus qu’à découvrir l’histoire du dernier Highlander, et pas des moindres, Connor le chef du clan MacDonald pour qui se marier sera la garantie de la survie de son clan. Gageons que l’auteure saura lui trouver l’épouse qu’il lui faut, moi j’en ai ma petite idée…

 

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