LES GOSSES

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de Valérie Clo

aux éditions BUCHET CHASTEL

 

 

Quatrième de couverture:

« Je fais souvent le même rêve, enfin plutôt le même cauchemar. Mes enfants se transforment, ils ont des bras et des jambes immenses qui traversent l'appartement et sortent par les fenêtres. Ils prennent de plus en plus d'espace. Je suis obligée d'enlever toutes les portes. Je les regarde se développer ainsi, impuissante, et j'ai peur qu'ils m'écrasent. »

La narratrice a la quarantaine, l'âge de certains questionnements. Elle est divorcée. Trois enfants chez elle. Deux ados et une fille plus petite. Tous les trois ne ménagent pas leur mère qu'ils trouvent d'une époque révolue.
Les gosses est un roman drôle. Valérie Clo raconte la vie quotidienne d'une mère dépassée et tourne en dérision des relations qui ne sont pas toujours simples. Avec légèreté, elle égrène situations désopilantes, moments de crise et fous rires. Un « joyeux bordel » dans lequel bon nombre de parents (et d'ados) se reconnaîtront.

 

La chronique de Lisa McLivres

 

 

 

Lorsque que Babelio m’a proposé de découvrir ce livre dans le cadre d’une Masse critique, je n’ai eu qu’à lire la quatrième de couverture pour accepter et être tentée de suite.

 

Elever des enfants, dont deux adolescents. Tâche au combien compliquée, déroutante, éreintante et enrichissante.

 

Valérie Clo nous livre une vision de la famille dans laquelle tout le monde peut s’identifier. C’est avec beaucoup d’humour qu’elle nous offre toutes les petites situations cocasses, drôles et horripilantes qui jalonnent le quotidien de l’héroïne de son roman en perpétuel conflit avec ses trois enfants. Lorsque l’on commence à lire la première page on se rend compte que l’on a tourné la dernière sans avoir pu s’arrêter. Le récit très scénarisé et composé d’une suite de situations qui s’enchainent à merveille sans temps mort nous embarque tout de suite pour ne plus nous lâcher jusqu’à la fin.

 

Chaque situation nous paraît étrangement familière (lorsque l’on a des enfants ados bien sûr) et les réflexions de l’héroïne et de ses enfants nous font rire, sourire et lever les yeux au ciel.

 

Le plus dans cette histoire, c’est que l’auteure n’a pas donné de noms à ces personnages, si bien que la narratrice, sa fille la « grande », sa fille « la petite », son fils, son ex-mari, son voisin, etc… pourraient faire partie de notre famille, de notre entourage, ils pourraient être « nous ».

 

Cette histoire c’est aussi une réflexion sur l’arrivée à un âge charnière, une moitié de vie où les questionnements fusent. Et l’héroïne, avec l’aide de ses enfants plein de sollicitude, va découvrir du jour au lendemain qu’elle vieillit, qu’elle n’est plus la jeune femme qu’elle a été fut un temps. Sa vie tourne maintenant autour de ses enfants qui envahissent son quotidien, monopolisent son temps et le moins que l’on puisse dire c’est qu’ils ne lui rendent guère.

 

Ce livre est à lui seul la définition de ce qu’est l’âge ingrat de l’adolescence, face auquel on ne peut (presque) rien, sauf attendre des jours meilleurs. Et ce sera juste ma petite frustration, une fin un peu brutale qui ne nous laisse pas entrevoir de réel changement.

 

Un livre que je conseille à tous les parents, d’ados ou non. Vous rirez des situations et ne vous sentirez pas juger car le livre n’a pas la vocation d’analyser les relations parents/enfants en nous infligeant une psychologie de bas étages. C’est « juste » un bon moment de lecture pour rire et se dire que finalement, nos enfants, ne sont pas si mal que ça ! 

 

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